
Historique Des Amérindiens
Les Amérindiens aux États-Unis (en anglais : American Indians) sont les premiers occupants du continent américain vivant sur le territoire des États-Unis d’Amérique et reconnus par le bureau du recensement des États-Unis comme l’un des peuples autochtones des États-Unis (en anglais : Native Americans ou Indigenous Americans), qui comprend aussi les Inuits de l’Alaska et les Océano-Américains de Hawaï, des îles Mariannes et des Samoa.
Le terme Amérindiens désigne les premiers occupants du continent américain (avant l’arrivée des Européens). On dit aussi les Indiens d’Amérique ou tout simplement Indiens, mais ce dernier terme est à éviter hors contexte, car les Indiens sont aussi les habitants de l’Inde.1Un nom pour des peuples
Les peuples
Tous les peuples se donnent des noms pour parler d’eux-mêmes et en attribuent aux autres peuples. Pour parler des peuples anciens antérieurs aux colonies (avant 1500), les Occidentaux disent aussi les « peuples autochtones » ou les « premières nations ». Toutefois, la centaine de nations qui peuplaient le continent se donnent d’autres noms : par exemple, au Canada, le peuple des Inuits.
Arrivée des peuples autochtones
L’arrivée de ces peuples en Amérique remonte à plus de 40 000 ans (d’après les dernières découvertes archéologiques). Plusieurs arrivées sont possibles avec des provenances différentes, soit depuis :
la Sibérie, après la traversée du détroit de Bering gelé ;
l’Océanie après la traversée de l’océan Pacifique ; de l’Europe en longeant la lisière sud de la banquise arctique pendant la période glaciaire.
Les archéologues ont trouvé des squelettes et des crânes d’aspect européen, océanien, africain et aborigène australien. On pense que ce continent américain entier (de l’Alaska au nord jusqu’au cap Horn au sud) abritait environ 50 millions d’habitants en 1492. Voici les noms des principaux peuples :
Amérique du Nord : les Mohicans, les Pawnees, les Hurons, les Algonquins, les Crees, les Inuits, les Micmacs, les Pohwantas, les Séminoles, les Comanches, les Nootkas, les Cherokees, les iroquoiens, les Apaches, les Sioux, les Cheyennes, les Navajos ou Diné.
Amérique centrale : les Olmèques, les civilisations mayas et les Aztèques (qui avaient construit des villes et connaissaient l’écriture ou l’astronomie).
Amérique du Sud : les nations quechua, aymara, mapuche, et d’autres peuples d’Amazonie.
Arrivée des Européens au XVIᵉ siècle
Au Mexique, les Espagnols débarquent en 1519. Ils sont tout d’abord bien accueillis par l’empereur aztèque, mais de nombreuses révoltes suivent et des combats éclatent entre Amérindiens et Espagnols. Puis les Espagnols combattent les Incas au Pérou en 1532.
En 1550, l’empereur Charles Quint ordonne d’interrompre les conquêtes du Nouveau Monde pour des raisons morales. Lors d’un grand procès (la controverse de Valladolid), l’Église catholique reconnaît que les Amérindiens « possèdent une âme » et disposent donc des mêmes droits que les autres hommes. Les colons devront alors trouver une autre source de main d’œuvre, et pratiquer sur une grande échelle la traite des noirs provenant d’Afrique.
Toutefois, les Amérindiens ont souffert durant les XVIe et XVIe siècles. Certains ont été réduits en esclavage ou déportés, d’autres sont morts en raison de virus et de maladies (comme la coqueluche ou la rougeole) introduits par les Européens. Certains historiens pensent que, dans les années 1620, la peste a pu tuer 10 millions d’Amérindiens sur le continentModes de vie des Amérindiens
En Amérique du Nord, des chasseurs-cueilleurs nomades
C’est l’image que l’on a des Indiens d’Amérique du Nord. Des recherches archéologiques menées en Louisiane ont cependant montré que de gigantesques ouvrages de terre avaient été construits vers 1 600 avant Jésus-Christ. Il y avait donc des rassemblements d’individus vivant des centaines de kilomètres à la ronde2
Le réveil de l’identité amérindienne
Depuis 1968, on assiste au retour en politique et dans la culture des Amérindiens et des métis. Cela a commencé aux États-Unis puis au Canada, au Mexique, et maintenant dans toute l’Amérique latine. Après des manifestations et des procès, les Amérindiens ont obtenu une reconnaissance de leurs droits par l’ONU. Depuis 1992, la langue guarani est reconnue comme langue officielle du Paraguay, au même titre que l’espagnol. Depuis 2005, la Bolivie est dirigée par un Amérindien : Evo Morales.
Voir aussi
Lien interne
Totonaques
Lien externe
Raoul Carlier. Légendes amérindiennes du Canada sur l’origine des sucres. Érablière du Lac-Beauport. [Page consultée le 24 avril 2008]
Note
Les Européens, quand ils débarquèrent en Amérique, les appelèrent « Indiens » car ils pensaient être arrivés aux Indes.
Nos ancêtres les anarchistes, journal anglais The Guardian, cité par Courrier International n°1618, 4-9 novembre 2021, p. 52
Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Amérindiens de Wikipédia.
40Civilisations amérindiennes
Histoire des peuples amérindiens : AmérindiensAztèquesIncasInuitsMayasOlmèquesToltèquesSiouxAlgonquins
Religions : Religion des ToltèquesReligion des Mayas
Sites archéologiques : Mexico-TenochtitlanChichén Itzá (pyramide de Kukulcán)DzibilchaltúnEl TajínEk’ BalamTeotihuacanPyramide de CholulaUxmalPalenqueTikalCopánLignes de NazcaActun Tunichil Muknal
Lieux géographiquesKukulcán)DzibilchaltúnEl TajínEk’ BalamTeotihuacanPyramide

Histoire démographique de Amérindiens
Histoire démographique des Amérindiens
Études historiques de l’évolution du nombre d’indigènes (Amérindiens) en Amérique
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L’histoire démographique des Amérindiens est marquée par le contact entre l’Ancien et le Nouveau Monde, à partir du voyage de Christophe Colomb en 1492, qui a eu pour conséquence la colonisation européenne des Amériques. En quelques décennies, alors que l’immigration sur le continent américain en provenance d’Afrique et d’Eurasie n’a cessé de croître, la population indigène a été très majoritairement décimée.
Graphique démontrant la chute de population autochtone au Mexique au 16e siècle
L’étendue et les causes de cette baisse démographique sont difficiles à évaluer et ont fait l’objet d’un long débat universitaire, tout comme sa qualification de génocide.
Les données archéologiques et les documents coloniaux sur lesquels reposent les estimations de l’évolution de la population indigène, entre la fin de la période précolombienne et le début de la période coloniale, sont en effet trop lacunaires ou biaisés. Alors que la plupart des spécialistes, jusqu’à la première moitié du xxe siècle, estimaient que la population précolombienne, en 1492, s’approchait des 10 millions de personnes, certaines estimations plus récentes dépassent les 100 millions, et la plupart s’approchent au xxie siècle des 50 millions.
Ce changement soudain a principalement été imputé d’une part aux violences (conflits contre les colons européens et entre ethnies autochtones, mauvais traitements, violence sociale structurelle du colonialisme) et d’autre part à des maladies exogènes (telles que la grippe, la peste bubonique ou pneumonique, la fièvre jaune, la variole, le paludisme) contre lesquelles les indigènes n’avaient pas développé la même immunité que les populations de l’Ancien Monde
Qui a coloniser les Amérindiens
États-Unis: Histoire- La colonisation européenne
Les premiers navigateurs européens qui abordèrent les côtes du continent nord-américain furent les Italiens Jean Cabot et Sébastien Cabot (1497). Voyageant au service de Henry VII d’Angleterre, ils découvrirent Terre-Neuve et explorèrent les côtes du Labrador et de la Nouvelle-Angleterre. L’Espagnol Juan Ponce de León découvrit la Floride en 1513. L’Italien Jean de Verrazano (1524), voyageant pour le compte de François Ier, explora les côtes atlantiques de la Caroline du Sud jusqu’au Maine; puis le Français Jacques Cartier (1534) découvrit l’estuaire du Saint-Laurent. Tous ces navigateurs étaient à la recherche d’une route maritime par le nord vers les Indes et la Chine.
La colonisation de l’Amérique du Nord par les Européens commença dès la fin du XVIe siècle. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, elle était menée essentiellement par trois pays, l’Espagne, la France et l’Angleterre, mais également, dans une moindre mesure, par la Hollande et la Suède. L’Espagne allait coloniser la partie sud de l’Amérique du Nord, ainsi que l’Amérique centrale, les Antilles et une grande partie de l’Amérique du Sud. La France allait occuper durant plus de deux siècles l’Acadie, le Canada et la Louisiane, pendant que les Britanniques contrôlaient la Nouvelle-Angleterre et la partie septentrionale de l’île de Terre-Neuve.
1 La colonisation espagnole
Dès la première moitié du XVIe siècle, les Espagnols pénétrèrent sur le territoire actuel des États-Unis, mais sans s’implanter de façon durable. Le navigateur Ponce de León explora la Floride en 1513. En 1526, l’Espagnol Lucas Vallez de Ayllon fonda un établissement en Caroline du Sud, lequel fut abandonné quelques mois plus tard. Le second établissement européen permanent sur le sol des États-Unis fut la colonie de San Agustin (aujourd’hui Saint Augustine), en Floride en 1565. Dès 1580, le roi d’Espagne créa la Floride occidentale (l’Alabama actuel) et la Floride orientale (la Floride actuelle). Santa Fe fut également fondée au début du XVIIe siècle (1610) dans l’actuel État du Nouveau-Mexique. Les Espagnols étendirent ainsi leur domination sur les territoires qu’on appelle aujourd’hui la Floride, le Texas, la Californie, puis sur une grande partie de l’ouest des États-Unis.
Après le traité de Paris de 1763, les Espagnols acquirent en plus toute la Louisiane française. Ainsi, les Espagnols ont occupé, durant longtemps, une grande partie du territoire américain actuel. Ils ont laissé généralement les autochtones parler leurs langues ancestrales et ne s’opposèrent jamais à ce que, en Louisiane, les Français, les Canadiens et les Acadiens puissent continuer à parler le français; ils construisirent même leurs écoles et employèrent le français dans l’Administration de la Louisiane. D’ailleurs, l’Espagne a toujours eu l’art d’envoyer des gouverneurs très compétents (sauf le premier : Antonio de Ulloa y de la Torre).
On se rend bien compte que toute la toponymie du sud-ouest des États-Unis est héritière de cette colonisation espagnole : Alamo: (< Los Alamos), Alcatraz Island (< Alcatraces), Boca Raton (< «boca de ratónes»), California, Cape Canaveral (< cañaveral), Colorado, El Paso, Florida, Fresno, La Brea, Las Cruces, Las Vegas, Los Angeles, Los Gatos, Miguel, Montana, Nevada, Palomar, Puerto, San Antonio, San Carlos, San Diego, San Francisco, Sangre de Cristo Mountains, Santa Fe, Sierra Navada, etc. Une bonne partie de la population du sud et de l’ouest des États-Unis provient de ces anciennes colonies espagnoles.
2 La colonisation françaiseDélaissant les régions de la côte atlantique, les Français pénétrèrent à l’intérieur du continent nord-américain en remontant le fleuve Saint-Laurent. Depuis Québec, ils étendirent leur autorité sur un immense territoire, de la baie d’Hudson jusqu’aux «Grandes Plaines centrales», qu’ils appelèrent Louisiane en l’honneur de Louis XIV. À cette époque, les deux rives du Mississippi moyen formaient le «Pays des Illinois», une région agricole, commerciale (traite des fourrures) et minière prospère, quoique peu peuplée, située aux deux tiers du chemin entre la colonie française du Saint-Laurent et celle de la Louisiane (voir la carte). Avant le traité d’Utrecht de 1713, la Nouvelle-France comprenait la plus grande partie de l’Amérique du Nord, soit Terre-Neuve, l’Acadie, le Canada et la Louisiane.
Mais les rivalités coloniales franco-anglaises débouchèrent rapidement sur une succession de guerres. Contrairement à la colonisation britannique, l’immigration française, trop limitée, ne permettait pas à la France d’assurer un contrôle réel et une défense efficace de son empire colonial. Après avoir perdu l’Acadie à l’issue du traité d’Utrecht (1713), la France abandonna toutes ses possessions américaines lors du traité de Paris (1763), qui mit fin à la guerre de Sept Ans (1754-1763). La Louisiane occidentale, à l’ouest du Mississippi, fut cédée, en compensation, à l’Espagne, alliée de la France (qui la récupéra en 1800); la Louisiane orientale, à l’est du Mississippi, ainsi que toutes les possessions françaises canadiennes revinrent à la Grande-Bretagne.
2.1 Les alliés amérindiens